Près de 80 % des handicaps sont invisibles, et pourtant bien réels au quotidien. Ces situations, souvent silencieuses, s’inscrivent dans la durée et peuvent peser sur la concentration, la mobilité ou la gestion de l’énergie sans que rien ne paraisse. Beaucoup les vivent sans oser en parler, ni même se demander s’ils ont droit à une reconnaissance. Et si un simple questionnaire pouvait éclairer ce choix, sans engagement ni pression ?
Passer un autodiagnostic RQTH ne prend pas plus de 10 minutes, et surtout, il se fait dans l’anonymat le plus total. Contrairement à une idée reçue, on peut évaluer sa situation sans révéler son identité ni fournir d’éléments médicaux sensibles. L’objectif ? Aider à identifier si des troubles de santé - physiques, psychiques ou cognitifs - ont un impact durable sur l’activité professionnelle. C’est une première prise de hauteur, sans jugement. Pour évaluer votre situation personnelle et obtenir des conseils sur mesure, vous pouvez dès maintenant allez sur le site web. Le questionnaire, personnalisable et disponible en plusieurs langues, ne collecte aucune donnée nominative.
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L’autodiagnostic, c’est bien plus qu’un simple test. C’est une boussole. Il permet de clarifier ses droits, de reconnaître des besoins d’aménagement parfois ignorés - comme un poste de travail ergonomique ou un ajustement d’horaires - et surtout, de lever le doute sur sa légitimité à demander une reconnaissance. Beaucoup pensent : “Est-ce que mon cas est assez grave ?” La réponse, c’est l’outil qui la suggère, en s’appuyant sur des critères objectifs. Et devinez quoi ? Ce petit pas peut faire basculer toute une trajectoire professionnelle.
| ✨ Caractéristiques de l'outil | ✅ Avantages utilisateur |
|---|---|
| Temps requis : 10 minutes | Accessible même en plein milieu de journée, sans rupture d’activité |
| Confidentialité : anonymat total | Pas de trace, pas de pression, pas d’exposition inutile |
| Accessibilité : multilingue | Compréhensible par tous, y compris les non-francophones ou en situation de fragilité |
| Résultat : pistes d’actions | Un retour personnalisé avec des recommandations claires |

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La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) n’est pas qu’un label. Elle fonde des droits concrets. Dès sa validation, le salarié bénéficie d’une protection renforcée contre les licenciements pour motif lié à l’état de santé. Elle active aussi un levier important : l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de vingt salariés. En d’autres termes, être reconnu travailleur handicapé, c’est aussi bénéficier d’un cadre juridique qui pousse l’employeur à agir, pas seulement à compatir.
Il y a aussi un volet matériel souvent sous-estimé. Une fois la RQTH accordée, plusieurs aides peuvent être mobilisées pour adapter le poste : aménagement du bureau, logiciels de reconnaissance vocale, matériel ergonomique, etc. Le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) ou l’Agefiph dans le privé interviennent financièrement. À la louche, ces aides couvrent une grande partie des coûts, parfois jusqu’à 100 %. Ce n’est pas du luxe : c’est ce qu’on appelle un aménagement raisonnable, une obligation légale pour l’employeur.
On croit parfois qu’aménager un poste coûte cher ou ralentit l’activité. C’est un autre son de cloche. En réalité, un collaborateur bien accompagné est souvent plus productif. Un espace adapté, des horaires souples, un suivi médical régulier : autant d’éléments qui réduisent la fatigue mentale et physique, limitent les absences et renforcent l’engagement. L’aménagement, ce n’est pas une concession. C’est un levier de performance. Et la RQTH en est le sésame.
Parler de son handicap, c’est un choix personnel. Mais l’entreprise peut agir sans que chaque salarié doive se mettre en avant. Des outils comme les kits de communication permettent de lancer des campagnes internes discrètes et bienveillantes. L’idée ? Normaliser la discussion, proposer des ressources, et surtout, montrer que l’inclusion n’est pas une contrainte, mais une culture. Et c’est à la direction de donner le ton. Pas besoin de drame, juste de bon sens.
Le médecin du travail joue un rôle central, souvent mal connu. Il n’est pas là pour juger, mais pour conseiller. Il peut émettre un avis favorable à l’aménagement d’un poste, accompagner dans la constitution du dossier MDPH, ou simplement servir d’intermédiaire confidentiel entre le salarié et l’employeur. Son avis pèse dans la décision de reconnaissance. Et même si ce n’est pas lui qui délivre la RQTH, il est un acteur clé du maintien dans l’emploi.
Le passage de l’autodiagnostic à la demande officielle n’est pas automatique, mais il est facilité. L’outil en ligne donne déjà une première orientation. Ensuite, il faut passer à l’écrit : remplir le formulaire Cerfa de demande de reconnaissance, y joindre les justificatifs médicaux (bilans, rapports, ordonnances) et déposer le tout auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Le diagnostic médical est indispensable - l’autodiagnostic ne le remplace pas, il le prépare.
Anticiper les délais, c’est la clé. Le traitement d’un dossier RQTH peut prendre plusieurs mois. Mieux vaut donc ne pas attendre d’être en crise pour agir. Soigner la rédaction du projet de vie professionnel est aussi crucial : c’est l’occasion d’expliquer clairement comment le handicap impacte le travail, quels aménagements sont utiles, et quelles ambitions professionnelles restent d’actualité. Ce document, bien rédigé, fait toute la différence.
Combien de personnes passent des journées entières à cacher leurs douleurs, leurs troubles de l’attention ou leurs angoisses ? Cette dissimulation constante use. Elle crée une charge mentale invisible, parfois plus lourde que le handicap lui-même. La RQTH, c’est aussi un moyen de sécuriser son parcours et de sortir de ce jeu d’équilibriste. Être reconnu, c’est pouvoir poser des mots, lever des tabous, et enfin respirer. Pas étonnant que beaucoup ressentent un profond soulagement, même avant la réponse officielle.
Sur le long terme, la reconnaissance redonne de la maîtrise. Elle permet de construire un projet professionnel en phase avec ses capacités réelles. Elle ouvre la porte à des formations adaptées, à des mutations vers des postes plus compatibles, voire à la création d’entreprise avec un accompagnement dédié. L’autonomie, ici, n’est pas une illusion : elle repose sur un cadre stable, un statut clair, et des appuis concrets. C’est ce que beaucoup appellent “retrouver pied”.
En tant qu’entrepreneur ou salarié, on a tendance à tout reporter. “Je tiens le coup pour l’instant.” Mais la santé, c’est comme une entreprise : mieux vaut anticiper les crises que les subir. La RQTH, ce n’est pas une démarche de dernier recours. C’est une stratégie de sécurisation. Elle permet d’adapter son activité avant que les symptômes ne deviennent ingérables. Y a pas de secret : prévenir vaut toujours mieux que guérir.
Le handicap, ce n’est pas une absence de compétences. C’est une différence de fonctionnement. Et dans un environnement adapté, cette différence peut même devenir un atout - plus de rigueur, une écoute fine, une capacité à résoudre des problèmes complexes. La reconnaissance n’efface pas les contraintes, mais elle permet de les nommer, de les intégrer, et surtout, de ne plus les laisser obscurcir le reste. Ce n’est pas un frein à la carrière. C’est un cadre pour l’exprimer pleinement.
L’autodiagnostic est un outil d’orientation personnelle, pas une expertise médicale. Il aide à identifier des impacts sur le travail, tandis que seul un professionnel de santé peut établir un diagnostic validé par l’administration.
Non. Les outils d’autodiagnostic conçus pour être anonymes, comme celui proposé par Atouts & Handicap, ne laissent aucune trace. Votre employeur n’est ni informé ni alerté par l’utilisation de ces plateformes externes.
Commencez par en parler à votre médecin traitant ou au médecin du travail. Ils peuvent vous guider dans la constitution du dossier médical et vous accompagner dans les démarches administratives à suivre.